mardi 23 mars 2010

Les énergies marines en presqu'île

6000 mégawatts produits à partir de l'énergie des vents marins, des vagues, de la marée ou des micro-algues d'ici 2020. C'est le cap fixé par le Grenelle de la mer pour concourrir à l'objectif national de 23% d'énergies renouvelables.
Encore faut-il prendre en compte les contraintes techniques (raccordement au réseau électrique), environnementales et les nombreux usages de l'espace maritime, déjà fortement sollicité. L'implantation d'installations off-shore est-elle compatible avec la pêche, la plaisance, les chenaux de navigation, les radars militaires, l'aquaculture, les sites d'extraction de sable ou encore la préservation des paysages ou des zones Natura 2000 ?
Une consultation est en cours pour croiser tous ces enjeux et cartographier les contraintes. Autour de la table sont réunis la préfecture, les les collectivités territoriales, les usagers de la mer, les porteurs de projets, le port, l'Ifremer, le conservatoir du littoral, ou encore l'opérateur de transport de l'électricité, RTE, etc.
Objectif : aboutir avant fin 2010 à un schéma de planification régional définissant les zones propices ou au contraintes interdites au développement des énergies marines renouvelables. Plusieurs projets de fermes éoliennes sont suspendus à ces règles : au large de la baie de La Baule ou sur le banc de Guérande au Croisic.
D'ici là, l'Ecole centrale de Nantes mettra en service cet été une plateforme d'expérimentation de prototypes de récupération de l'énergie des vagues (Semrev) en pleine mer, sur le plateau du Four au Croisic.

samedi 27 février 2010

Une SEM pour gérer les ports de la presqu'île ?

Dans le Ouest-France du 24 Février, le maire de La Turballe fait comme toujours, il ne reconnait aucun tort. 413 877 € de déficit ce n'est rien pour lui comparé aux 17 millions d'euros investis dans le port et ses infrastructures en cinq ans. Mais la question que je me pose est pourquoi avoir engagé tant d'argent pour si peu de résultats ? N'est-ce pas l'impact des investissements sur le développement économique d'une ville qui permet de juger de leur qualité ?
Grâce à sa politique, la ville de la Turballe risque de n'être plus propriétaire que de 7,5% de son port. Le Conseil Général vient de proposer la création d'une SEM au 1er janvier 2011 afin d'y réunir la gestion des deux ports de pêche et de plaisance du Croisic et de La Turballe. Le département va investir 400000€ et aura 60% des parts, les banques en auront 25% et il ne restera que 15% à se partager entre les deux communes.
Vous me direz que Mr René Leroux va enfin pouvoir se concentrer sur d'autres problématiques. Je vous le concède. Mais, est-ce réellement une réussite ?

dimanche 14 février 2010

Sans taxe professionnelle, Cap Atlantique gagnera plus ? (Ouest France 11/02/2010)

La taxe professionnelle est le seul impôt de Cap Atlantique (hormis la taxe de redevance des ordures ménagères) perçue pour financer les investissements en matière d'économie, de logements, d'assainissements, d'eau potable, de gestion des déchets, des piscines, du musée de Batz, du château de Ranrouet, etc.
Yves Méteireau déclare : "Le pari de Sarkozy c'est qu'après la crise et avec le cadeau qu'on leur fait sur la taxe professionnelle, les entreprises réinvestissent dans des machines et du matériel pour produire mieux et moins cher, embauchent pour diminuer le chômage, et que la croissance reparte pour la France".
La réforme de la taxe professionnelle qui prendra effet en 2011 n'inquiète pas Cap Atlantique. Elle est remplacée par un ensemble de dispositifs : une cotisation foncière entreprise (environ 4 millions d'euros), une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (environ 2,4 millions d'euros), un impôt sur les entreprises réseaux (centrales électriques, etc.), une taxe sur la surface commerciale, la taxe sur le foncier non bâti, et surtout le transfert de la part régionale et départementale de taxe d'habitation des ménages (jackpot qui pourrait virtuellement représenter 14,5 millions d'euros).
Virtuellement car il y a fonds national de garantie individuelle de ressources qui répartit les crédits et qui va servir à rééquilibrer les comptes de toutes les communes de France car il y a les gagnants comme Cap Atlantique, mais aussi les perdants, comme la Carene.
Au final, Cap Atlantique ne devrait pas avoir moins d'argent à sa disposition.

Réagissez sur le réseau social de la presqu'île de Guérande

lundi 8 février 2010

La Turballe : difficile de se renseigner sur l'enquête publique pour la révision du PLU

Un seul mois pour informer le turballais sur les nouvelles orientations du plan local d'urbanisme (PLU).
Quand je me suis rendu samedi matin à la salle de la mairie, je pensais naivement que la cabinet nantais responsable de l'enquête publique, Augea, avait réalisé des outils simples qui allaient faciliter la dissémination de l'information auprès du citoyen intéressé. Et bien non. 4 parties de carte en mauvaise photocopie noire et blanc et sans légende punaisées au mur et un exemplaire du document de synthèse sur une table. Bien entendu, le samedi matin, il n'est pas possible de s'asseoir tranquillement et de lire les documents alors qu'il n'y a qu'un seul exemplaire pour la totalité des administrés.
Et pourtant, j'avais besoin d'être renseigné sur la situation de terrains et je voulais comprendre la cohérence du plan local d'urbanisme envisagé. J'ai donc demandé au responsable s'il pouvait me faire parvenir une version numérique du document. Il me répond non, en disant que cela ne se faisait pas.
Alors comment puis-je être informé sur le futur plan local d'urbanisme de ma ville ? Je suis en attente de la réponse de la responsable urbanisme, qui je l'espère sera plus à l'écoute de ses concitoyens.

dimanche 17 janvier 2010

Création d'une plateforme communautaire

Je viens de créer un outil collaboratif permettant aux internautes d'échanger librement. Je souhaite que cette plateforme communautaire permette à la populations, aux acteurs économiques et politiques locaux d'échanger sur les sujets qui touchent au développement du territoire de la presqu'île de Guérande.

Vous pouvez y créer des groupes, lancer des débats, créer un blog, ajouter des photos (lien direct avec votre compte flickr), etc.

Pour ce faire, rien de plus simple. Cliquez ici

et rejoignez-nous ! A très bientôt.

mercredi 23 décembre 2009

Criée de la Turballe : déficit de 460 000 € !

Vendredi 18 décembre, lors du Conseil Municipal de La Turballe, Mr le maire René Leroux déclare : "La situation est telle que nous sommes dans l'obligation de cesser la gestion du port et de sa criée". La concession du port est remise au département dès le 31 décembre prochain. Comment se fait-il qu'aucune information et qu'aucun chiffre n'est filtré auparavant ? Les élus de l'opposition turballaise et la presse locale ont-ils joué leur rôle ?
Cette nouvelle relance le débat sur la gestion des criées du Croisic et de La Turballe. Cet été, c'est la chambre de commerce de Saint-Nazaire qui décidait de ne plus gérer la criée du Croisic. Aujourd'hui, c'est la ville de La Turballe qui rend sa concession au département. Pour palier à cette crise, le conseil général vient de créer une société d'économie mixte (SEM). Mais quel montage sera réalisé ? Allons-nous conserver une seule criée ? Laquelle ? Quelles seront les conséquences sur les finances des communes concernées ? Et sur les impôts locaux ? Autant de questions auxquelles les habitants de la presqu'île aimeraient avoir des réponses.

lundi 21 décembre 2009

Les mytiliculteurs de Penestin déménagent

Pénestin, l'une des trois communes morbihannaises de Cap Atlantique, voit son parc mytilicole aidé comme une zone d'activités économique classique. Elle va recevoir l'aide intercommunale, mais aussi des collectivités, de l'Etat et de l'Europe.
Toutes l'activité des bords de la vilaine, une quarantaine de mytiliculteurs produisant tonnes de moules par an ( 1/4 de la production nationale soit un chiffre d'affaire de 3,8 millions d'euros annuels) est déplacée sur le parc d'activité conchylicole au Loscolo.
Ce site de 8 hectares permettra d'accroître la production. Les autres sites de Penbé et du Croisic, de Mesquer, pourraient bien, eux aussi, lancer une réflexion sur l'avenir de leur propre parc.